La fondation Barnes

Suite de mes aventures à Philadelphie : la visite de la fondation Barnes.

Les œuvres d’art ont été sans doute l’incitation originelle de tous mes voyages. Enfant, les livres de géographie ou d’histoire avec leurs illustrations de peinture ou de sculpture me laissaient songeuse.

La fondation Barnes allait une nouvelle fois me confronter aux tableaux vus autrefois sur la surface plane et réduite des pages de papier à la réalité de l’œuvre d’art avec ses dimensions exactes et ses « vraies » couleurs.

On est étonné quand on visite la fondation Barnes par l’agencement des tableaux sur les murs. Le docteur Barnes a rédigé un testament pour qu’après sa mort aucun de ses tableaux ou autres objets hétéroclites accrochés à ses murs ne soient déplacés.

Pas de hiérarchie entre les tableaux, pas de parcours chronologique le visiteur est livré à lui-même. Immédiatement j’ai pensé à l’almanach et aux expositions du groupe d’artiste Der Blaue Reiter qui faisaient côtoyer lors de leurs expositions des dessins d’enfant, des masques africains ou bien des tableaux de Macke, Kandinsky, Schoenberg , Picasso ou bien d’Henri Rousseau.

La collection du docteur  Barnes est impressionnante. Presque aucun musée ne peut rivaliser avec la collection de peintures impressionnistes ou post-impressionnistes, même le musée parisien d’Orsay ne possède pas autant de Renoir ou de Cézanne que la fondation Barnes.

Récemment la collection Barnes à changer de lieu quittant la banlieue résidentiel de Merion pour prendre place sur la célèbre avenue Benjamin Franklin Parkway de Philadelphie.

Un tableau de Van Gogh à particulièrement retenu mon attention pendant la visite, le portrait de Joseph Roulin, le facteur. Dès que j’ai su que j’allai visiter la Fondation Barnes, je me suis remémorer un livre que j’avais lu récemment : Vie de Joseph Roulin de Pierre Michon. J’allai enfin voir ce tableau du peintre hollandais qui était le fil conducteur de ce livre consacré à une réflexion sur la postérité et la valeur d’une œuvre d’art.

Un dernier coup de cœur pendant la visite de la collection, le tableau d’Henri de Toulouse-Lautrec : Rosa. Même loin de Paris, les femmes de Montmartre sont présentes à l’autre bout du monde.

Inutile de vous dire que la visite de cette fondation est incontournable quand on visite la ville de Philadelphie. Sans exagérer j’ai pris autant de plaisir à parcourir cette fondation que la galerie des Office à Florence.

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  1. Madeleine BRUCHET

    En recherchant des informations sur la Fondation Barnes, je découvre ce compte-rendu de visite qui m’émeut beaucoup, en allant à Philadelphie en 2000 j’avais tenté ma chance, bien que n’ayant pu effectuer aucune réservation, pour visiter l’ancienne fondation, impressionnante dans son écrin de verdure.

    J’ai pu contempler à loisir pendant plusieurs heures les multiples tableaux impressionnistes, et serais ravie de les découvrir à nouveau. Mais puisque les visites sont plus faciles désormais, il n’y aura plus ce goût de l’attente devant la porte de Merion….

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